FÉLIX ELSempreintes_felixNER

À l’oblique d’une vision, de l’art et de l’artiste, qui se devrait d’être dominée par le mystère ou la bohème. L’art ou le processus de création, est à mon sens, indissociable du travail, de l’audace et de l’honnêteté.

Cela n’exclut pas la simplicité de la forme ou du sens ; elle exclut un sens ou une forme simple maquillé par des artifices ou des discours fardés.

Ainsi, à défaut d’une démarche « dans les règles de l’art », je vous livre ici, une part de ce qui est constitutif de mon identité d’artiste. Une piste pour, peut-être, comprendre ma manière d’être ou de faire.


 

Je suis né dans une famille où l’acte créatif est presque aussi omniprésent que le travail qu’il induit.

Ma mère, Alice, a commencé à travailler dans le décor de cinéma avant de rejoindre mon père, Francky, Designer et préparateur moto, le Pape des «Mec à twin», le Mozart des ronflements d’anglaises, mais plus l’équipée sauvage que Mme doubtfire. Alice a, depuis, été quelque temps scénographe au musée de la BD d’Angoulême, avant de poser ses valises au Strate College où elle enseigne le modelage 3D à de futurs designers, tout en approfondissant ses propres recherches et travaux artistiques.

Dans ce contexte, il eut été difficile de ne pas prendre goût à la fête créative, seulement le travail que cela implique indubitablement ne me faisait que peut envie dans mon enfance, une fâcheuse manie de commencer les choses sans les finir, au grand dam de mes parents, travailleurs perfectionnistes et compulsifs, pour qui la valeur du travail ne saurait être mis en défaut par l’oisiveté, (peuvent en témoigner les tentatives avortées de maquette de bateau, de construction d’un «pou du ciel» dans le garage, ou de la cabane semi-enterrée dans le jardin familial qui finit sa course au stade de trou béant, côtoyant un tas de terre géant…)

Viennent les études, pas moins chaotiques. Un malicieux mélange de rejet de l’autorité, d’envie d’aller plus vite que la musique, de faire avant de savoir faire, d’être avant de savoir-être. Il peut être amer de constater que la prise de liberté aurait parfois pu attendre de connaître sa privation. Mais cette période fut aussi pour moi l’éclosion de ma volonté de m’exprimer au-delà des mots : les rencontres humaines, leurs pertes, la rencontre avec ce qui fait l’essence du vrai graffiti, jusqu’alors plus passe-temps, une volonté turgescente et sans fondement de m’affirmer, la compréhension que rien ne vient sans développement, sans recherches, sans travail. J’avais enfin compris que mon Etre ne pouvait être dissocié du faire, j’avais compris ce qui liait les Gropius, Escher, Keaton, ou le X15 si cher à Franck, de mon enfance. Il me restait donc à Faire.

Vient le travail. Je commence comme stagiaire chez une jeune designer, puis passe chef d’atelier. Je travaille et ne chôme pas. Apprendre et toujours apprendre, j’apprends sur moi, sur les autres, je forme des stagiaires à mon tour et découvre la fantastique sensation qui est celle de transmettre ce que l’on sait soi-même. J’apprends à gérer le temps, la production, la technique, je mets en application des compétences que je pensais oubliées ou ne pas avoir. Le travail est une merveilleuse corne d’abondance pour qui sait y percevoir la richesse. C’est à ce moment-là que Sarah et moi, décidons de collaborer, à l’art comme à la ville, à l’occasion d’une réflexion sur la publication de photos prise par son père.

Depuis, nous travaillons sur nos propres projets. Tendre à être par le faire. Un travail sur l’identité, l’humain ou l’objet, et son rapport dans la société, la définition de l’être/Etre, des échos entre l’identité publique et privée. Utilisant des techniques et médiums très variés : linogravure, dessins, ou encore du volume. Nous avons des projets de vidéos, de sons. Je conçois aussi des objets : lampes, tables, cannes, … ; à la frontière entre l’art et le design, à cela que je me préoccupe plus de la conception, de la fabrication, du travail qu’implique la réalisation d’un objet, que ce dernier. Je les apprécie particulièrement parce qu’il ne peut y avoir de faux-semblants : un objet ne peut être sans faire.

En parallèle, toujours épaulé par Sarah, je redonne un peu de ce que j’ai déjà appris en participant au développement et à la conception d’objets ou de collections pour des designers ou artistes ; le but est ici de faire le lien entre des gens créatifs : avec des idées et des besoins ; et la réalité qui incombe à un travail avec de la technique, une connaissance des matériaux, de l’usinage, de la communication technique avec les sous-traitant, de la gestion d’un projet et de sa production.


SARAH TOUITOUenpreintes_sarah

Sarah, travaille à mes cotés depuis ma première exposition. Forte de son expérience active dans le cinéma : médiatrice culturelle, régisseuse, assistant réal, productrice ; elle possède la qualité rare de pouvoir, à la fois me comprendre et me raisonner, elle arrive (non sans heurts quelquefois) à mettre de l’ordre dans le fouillis capillotracté de nos projets. Sarah travaille principalement à l’organisation, mais prend largement part à la réflexion artistique ou technique autour des projets, amenant la certitude face au doute ou le doute face à la certitude.

Expériences professionnelles :

LADN : Les Ateliers Du Noir / William Guillon (Design) :
2014 – . . .
33000 Bordeaux – www.ateliersdunoir.com
– Collaboration Technique : Collection Collapse : soutien au Développement & Prototypage de la collection.
– Collaboration Artistique : Ohno : Bougeoir paradoxal.


Alice ELSNER (Art) :
2014 – . . .
75000 Paris – http ://alice.elsner.blog.free.fr/
– Collaboration Technique : Soutien au Développement du Projet «Pensons nous libre»


Ateliers Marine Breynaert (Design) :
2013 – 2014
33100 Bordeaux CDI

Chef d’atelier :
– Développement, Prototypage et Production.
– Gestion de production et stock.
– Supervision équipe de production et stagiaire.


Association Atelier de Bricolage Cinématographique :
2012, 2015
33200 Floirac

– Freelance : Réalisation de divers Travaux graphiques (invitation, jaquette)


Cité internationale de la Bande Dessinée
et de l’image :
Janvier 2010 et Janvier 2011
16023 Angoulême

– Réalisation d’une fresque murale (8m x 6m) pour l’exposition « Cent pour Cent » Festival de la BD. /2010
– Réalisation d’un « Pétaure » grandeur nature (Animal de la BD « Lanfeust de troy ») en résine. /2011

Expositions Personnelles :

Juin 2012 – Bordeaux – Exposition en Appartement : présentation des Travaux préparatoires de la Série «Chine».
Au sein du Projet «Mensch», «Chine» est une série de tableau reprenant des photos de la chine des
années 60 à 80 de Mr Eric Touitou, Série développée en collaboration avec Sarah Touitou.

Avril 2011 – Bordeaux – Imm@Concept : Expostion de Tableaux et sculptures, Travaux préparatoires.

 

Compétences :

– Connaissance des materiaux et techniques d’usinages (metaux, composite, bois, résine, platre,…)

– Logiciel de CAO solidworks ; Logiciel de création divers (InDesign, Inkscape, Gimp,…)

– Gestion de production artistique et design (techniques, délais, artisans locaux, compta,…

– Divers : Photographie (Nikon D200), Linogravure

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GUILLAUME PERCHERON

Compagnon, mais pas de Félix
Père d’un Félix, mais pas de Félix

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ARNAUD

C’est le détail, qui fait la différence

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WILLIAM GUILLON

Dura lux sed lux